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 Lovely girl, welcome in my fucking world #YooBae

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MessageSujet: Lovely girl, welcome in my fucking world #YooBae Sam 17 Jan - 2:49

Lovely girl, Welcome in my fucking world.
Yoo Bae & Seo Kwon



« Je comprend... » Seo Kwon laissa tomber le bras qui retenait son portable contre son oreille contre son corps. Il se balança pendant un instant, pendant mollement dans le vide, comme mort, sans vie. Ses doigts restèrent cependant fermement accroché à la coque de protection de son smartphone pour qu'il ne tombe pas par terre. Au bout du fil, la ligne avait été interrompue et après quelques brefs bip sonores, la tonalité cessa, replongeant le couloir où il se tenait dans un silence de mort. Il était maintenant tard. Enfin, disons une fin d'après midi, et les couloirs de l'université où il se tenait restaient étrangement calme. Comme s'il n'y avait personne qui puisse venir lui porter secours dans son désarrois profond. Comme si tout le monde s'était passé le mot pour ne pas le déranger. Un souffle douloureux passa la barrière de ses lèvres tandis que ses yeux cherchaient quelque chose auquel se raccrocher. Une chose, une personne, un sauveur. Mais il n'y avait personne. Les murs lisses de l'université étaient comme des pentes raides qui le poussait à s'effondrer par terre. Se laisser glisser, tomber au fond. Quoi de plus facile. Un douloureux sanglot s'échappa de ses lèvres, comme un gémissement plaintif. Mais rien ne suivit, comme si les larmes refusaient elles-même de sortir, que l'air refusait d'entrer. Il s'étouffait.

Un bruit de porte le ramena deux secondes à la réalité. Le visage tordu par l'émotion, il laissa son portable tomber à terre dans un bruit mat. Ses doigts tremblaient, sa vue tressautait. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? C'était horrible le sentiment qu'il ressentit pendant quelques instants. Comme si son monde basculait, qu'il le laissait de coté et continuait à avancer tout seul, sans lui, dans une direction que Seo Kwon ne voulait pas. Il avait l'impression que ses pieds ne touchaient plus le sol, que ses mains et bras n'avaient plus aucune force, que son visage ne pouvait que se tordre douloureusement alors que son estomac lui se crispait lui arrachant une douleur insupportable. Bon Dieu. C'était ça le désespoir ? Un main vint frapper sa poitrine tandis que l'autre attrapait ses cheveux et tiraient dessus, comme si la douleur pourrait lui permettre de reprendre pied. Il frappa fort, une fois, deux fois, trois fois. Enfin un haut le cœur le pris violemment et sa respiration repris, devenant erratique, comme folle.

« Seo Kwon ! » Un cri l'affola. Il se retourna pour voir d'où il provenait. C'était son manager, mais Seo Kwon comme fou ne le reconnut pas. Il avait l'impression que cette voix l'agressait. Comme si elle allait lui faire du mal. La vue du mannequin étant floue, il ne put relativisé en voyant l'ombre s'approcher de lui. Il arrêta de se frapper le torse et positionna ses deux mains devant lui en serrant les points de sorte que les veines de ses bras et de sa tempe risquaient d'éclater. Ses ongles s’enfoncèrent dans sa peau de plus en plus profondément. Il fit un pas en arrière avant de prendre peur et de se mettre à marche à reculons. Le manager s'inquiéta et marcha plus vite pour le rattraper et lui faire reprendre ses esprits. Quand Seo Kwon vu l'ombre menaçante se rapprocher de plus en plus de lui il se retourna et sans regarder une fois de plus en arrière il se mit à courir dans les couloirs. Il bouscula beaucoup de gens sans même les voir. Il poussa des portes, grimpa des escaliers et manqua de tomber plusieurs fois avant de s'arrêter à bout de souffle.

Ses poumons le brûlait, il avait l'impression qu'on lui arrachait la vie de sa poitrine. Putain de douleur. Chaque bouffée d'air qu'il aspirait lui lacérait les entrailles et enfonçait bien plus loin sa souffrance au fin fond de son cœur. Putain, ça faisait mal. Il avait mal. Pas une petite douleur physique. Recevoir des coups il en avait l'habitude. Les bleus, les coupures, les brûlures, ils les connaissaient très bien pour les avoir expérimentés souvent dans son enfance et dans son adolescence. Mais cette douleur qu'il ressentait à cet instant même était une douleur tout autre. Elle venait du plus profond de son être et le rendait impuissant. Elle attaquait chacun de ses membres, chacun de ses organes mais aussi chacune de ses fonctions vitales. Il avait l'impression que l'on tailladait son cœur. Il eut un haut le cœur et se précipita dans les toilettes les plus proche pour vomir tout se qu'il y avait dans son estomac. Ses mains tremblaient alors qu'elles tenaient le bord de la cuvette avec un désespoir sans nom. Aidez-moi. Tout son être criait ces simples mots. Son cerveau hurlait lui aussi ces mots à présent, comme si c'était la seule chose à faire. Il était tombé à genou et sa gorge le brulait tandis que ne sortait de son tube digestif que de l'eau. Il n'avait pas manger aujourd'hui, et il le regretta quand il vomit l'acide digestif qui était dans son estomac lui indiquant qu'il n'y avait plus rien à régurgiter. Cependant son estomac continuait de s'emballer et il ne fit que rendre un liquide brulant qui lui déchira la gorge. Oh mon dieu. Pourquoi.

Quand il eut finis, il essaya de reprendre son souffle plusieurs fois avant d'essayer de se relever. Il savait que ses jambes ne le tiendrait pas longtemps mais il devait se rincer la bouche, se laver les mains et boire pour apaiser sa gorge. Une fois debout devant le lavabo, les gestes se firent automatiquement. L'eau dégoulina de son cou et des ses mains jusqu'à son sweater et sa fine chemise qu'il avait enfiler dessous. L'eau froide l’apaisa un instant tandis qu'il s'aspergeait le visage. Il redressa la tête avant de fixer son propre regard dans le miroir. Mon Dieu, il avait les yeux rouges, et ses cheveux en bataille ainsi que son teint livide lui donnait un air maladif. Pourtant, lui, il n'était pas malade. Il voulut donner un coup dans le miroir mais à la place il frappa dans le mur à coté. Plusieurs fois. Jusqu'à ce que la douleur l’apaise. Puis épuisé, il sortit des toilettes et marcha sans but dans le couloir vide.

Un autre sanglot s'échappa de ses lèvres et il porta ses mains à son visage. Elles étaient à la fois brûlante et glacée. Ses jambes se mirent à trembler violemment, il essaya de se rattraper à un mur et avant qu'il ne puisse s'appuyer dessus elles finirent par le lâcher. Il tomba lourdement au sol, face contre terre, se cognant la mâchoire. Alors, et seulement alors il se mit à crier. Il cria pendant quelques longues secondes avant de reprendre son souffle et de s'asseoir, genoux relevé contre son torse et dos appuyé sur le mur. Il plongea sa tête dans ses mains et ne se redressa plus. Il ne savait combien de temps cela faisait qu'il restait comme cela et il s'en fichait. Un seul mot sortit de ses lèvres alors que son corps tout entier le faisait souffrir. « Maman... »

Emi Burton
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MessageSujet: Re: Lovely girl, welcome in my fucking world #YooBae Lun 19 Jan - 21:39


Lovely girl, Welcome in my fucking world.
Kwon & Baebae ♥

Le pinceau au creux de ma paume je manque de me faire mal. Le bois abîmé du manche semble lacérer ma peau et je me demande quelques instant si je ne vais pas me trouver une épine bloquée dans ma main. Mais il n'en est rien lorsque je repose l'objet sur le chevalet, complètement exaspérée. Impossible de représenter cette foutue image. Pourquoi ce professeur tient-il absolument à nous faire travailler dans cette salle exiguë, emplie d'une tristesse à en vomir ? Une peinture est censée représenter un moment clef, quelque chose d'unique peint sur le moment. Au lieu de quoi il nous demande simplement de reproduire une photographie. Un long soupir franchit la barrière de mes lèvres, soulevant les quelques mèches échappées de mon chignon. Impossible de représenter cette foutue image ! Je préfère de loin prendre la toile, la poser au milieu d'un parc ou d'un jardin et peindre le vent. Celui que l'on ne voit pas et pourtant... C'est lui qui donne tout le mouvement à une peinture. Une photographie est belle mais elle est figée. Sans vie. Comme l'instant T et non représentatif de plusieurs heures écoulées. Mes mains rencontrent mes joues, puis mon front avant de se poser de façon jointes sur ma nuque. J'en ai assez de cette pièce. Horriblement assez ! Il faut que je sorte d'ici, que je bouge ; autrement je vais finir par devenir complètement cinglée.

Un lavabo non loin me permet de rincer mes pinceaux avant de les reposer dans le grand bac. Avant de partir je plonge quelques secondes mon regard dans le miroir et tente d'effacer les traces de peinture du bout des doigts. Il me faut quelques minutes avant de retrouver un visage net. Je déplace le chevalet près des œuvres à mon nom, dans l'arrière salle. C'est là que sont entreposées toutes les œuvres des élèves de première année. Nous ne sommes pas nombreux, pourtant la salle semble pleine à craquer. Je n'ai pas la force d'emmener cette toile inachevée jusque chez moi. Mes doigts glissent sur les lanière de mon tablier que je repose avec les autres affaires à mon nom. Tout est prévu pour donner aux élèves la meilleure place pour créer. Tout, ou presque. Une fois toutes mes affaires en ordre je récupère mon téléphone et mes clefs que j’enfouis dans les poches de mon jean. Ma main accroche la poignée, vérifiant que la salle est bien fermée. Personne d'autre que les élèves et les professeurs ne devraient être là à cette heure. Ou du moins dans cette salle. Le cours est terminé depuis plusieurs minutes et le modèle semble s'en être allé. Comme toujours je suis la dernière à rester sur place. Comme toujours je suis Yoo Bae la bosseuse, Yoo Bae la solitaire.

La sonnerie de mon téléphone m'alarme et le message reçu me fait sourire. Mon amie me parle de ce garçon qu'elle apprécie tant et qu'elle aime surnommer tusaisqui. C'est très amusant que mon amie parle du garçon de cette manière. Comme si quelqu'un d'autre pouvait lire ce message ! Je répond à l'affirmative, restant concise. L'accompagner ne m'enchante pas, mais c'est un garçon de mon année et il fallait bien qu'elle ait une excuse pour lui tomber dessus. Comme toujours je cours aider ceux qui m'entourent. Mon téléphone glisse à nouveau dans ma poche alors que j'avance dans l'université froide et vide. Je sers un peu plus mon gilet en laine contre mon corps, pestiférant contre cette vilaine tenue. C'est plus féminin et fashion que tout ce que tu porte d'ordinaire, répète mon amie. Depuis que je sors plus souvent et que j'aide moins à la boutique c'est comme si elle avait décidé de me changer. De s'occuper de moi tel qu'elle le dit si vilainement. D'après elle je ne pourrai jamais accrocher le regard d'un homme si je reste habillée comme une enfant. Foutue pression sociale. Est-ce si anormal de ne jamais avoir eu de petit-ami à dix-neuf ans ? Pourquoi est-on obligé de faire comme tout le monde ? Que connaît-on de l'amour à nos âges ? Nouveau soupir. Toutes ces questions m'assaillent depuis des semaines. Des années durant j'étais si occupée que jamais je n'ai eu le temps d'y réfléchir. Et finalement je voudrais ne jamais avoir eu le temps d'y penser.

Mes mains lâchent les pans de mon gilet pour se glisser dans mes cheveux et détacher ce chignon mal préparé. Ma chevelure forme quelques ondulations, presque imperceptibles. Mes doigts y glissent quelques secondes avant d'abandonner l'idée de les ordonner. Cela ne changera strictement rien au point où ils en sont. L'élastique glisse sur mon poignet, bien trop déformé pour me serrer la peau. Mes talons claquent dans ce couloir sans vie, résonnant sur les murs. Je suis presque étonnée de ce si grand calme. D'ordinaire il reste quelques élèves, notamment ceux du théâtre qui s'entraînent jusque pas d'heure. Mais là rien. Strictement rien. Je manque d'atteindre les portes de l'université lorsqu'une voix m'interpelle. Vivement je me retourne pour faire face à l'étranger qui semble suer à grosse gouttes. Ou peut-être pas si étranger que cela. Son visage me rappel quelqu'un... D'une voix précipitée il me demande si je n'ai pas vu le modèle de la salle 321. Ma tête s'oriente de gauche à droite tandis que mes yeux s’arrondissent. C'est la salle d'où je suis sortie quelques minutes plus tôt. Celle où nous avons dessiné ce modèle. L'homme s'excuse avant de partir à l'opposé, presque désespéré. Seo Kwon où peux-tu bien être ?

Étrangement je suis inquiète pour le jeune homme. Au fond de moi je suis persuadée que quelque chose cloche. Que ça ne tourne pas rond. Et que c'est son manager qui le cherche en vain. Même si notre première rencontre n'a pas été des plus agréables, Seo Kwon a su s'excuser et se rattraper en m'emmenant faire un tour en ville. La glace est la meilleure amie des rencontres les plus anodines. A votre avis pourquoi tous les glaciers restent même les soirs lorsqu'il commence à faire froid et que plus personne ne voudrait en consommer ? Papa me répétait que ce genre de pratique était pour rapprocher les cœurs. Pour lier les gens. J'ai toujours pensé que c'était vrai. Et c'est ainsi que le jeune homme m'a fait rire et sourire. Je lui dois bien ça ; sans doutes. Mes mains remettent mon tee-shirt en place puisque ce dernier à tendance à trop descendre. Foutue taille au-dessus. Cela m'apprendra à écouter mon amie ! Mes jambes se mettent en marche et mes pieds me guident jusqu'à l'étage supérieur. Les néons tirent sur les mur bleuis par le temps et il me faut quelques instant pour m'accoutumer à cette drôle d'ambiance. Sérieusement qu'est-ce qu'il me prend de partir comme ça à la recherche de cet homme ? Sans prévenir personne de plus. Mes doigts s'attardent sur l'écran de mon smartphone pour prévenir ma mère de mon retard. Ou peut-être même absence si je prends le temps de manger en ville. Depuis mon surmenage je m'accorde plus de liberté. Et ça fait un bien fou !

M'apprêtant à faire demi-tour, jugeant impossible de le retrouver dans cette grande université, une voix lointaine parvient à mes oreilles. Presque inaudible, le mot Maman résonne dans mes tympans et j'ai l'impression de rêver éveillée. A pas presque feutrés je m'approche de ce qui ressemble à des pleurs, presque des lamentations. Comme si j'avais peur de tomber sur quelque chose d'affreux. Comme si je ne devais pas voir ce qui se déroule plus loin. Mes yeux s'arrondissent une nouvelle fois lorsque je constate la présence du mannequin, recroquevillé sur lui-même. Que lui arrive-t-il ? Je m'approche doucement, presque hésitante. « Seo Kwon Oppa ? » Quelle question idiote. Bien sûr que c'est lui sous cette lumière terne et jaunâtre. Ma main se pose doucement sur son crâne, les doigts passant dans ses cheveux décoiffés. Tâter la situation telle un chaton face à un prédateur. C'est encore plus idiot comme pensée ? Le jeune homme est inoffensif. Je le sais parfaitement. Mon dos se colle au mur, mon corps glisse doucement jusqu'à ce que mes fesses percutent le sol. « Est-ce que... Tout va bien ? » Bien sûr que non. Sa tête bloquée entre ses mains en dit long sur la situation. Pour autant je ne veux pas me montrer brute. Pas dans cette situation.


© EKKINOX
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