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 oops, you found me.

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MessageSujet: oops, you found me. Lun 5 Jan - 21:27


Oops, you found me
kwon haru & park dae hyun


La musique remplissait les rues faiblement éclairées de Guryong, un de ses quartiers les plus pauvres de la capitale coréenne. Les enceintes dissimulées dans les façades des immeubles et des quelques magasins diffusait à plusieurs kilomètres à la ronde une musique entraînante. La grande majorité de la population vivant dans ces zones là était dehors, dans la rue, et bien que la température descendait jusqu’à -5°, l’air était chaud. Quelques soirs par semaine, ce rassemblement de personnes autour de musiques et de danseurs plus ou moins expérimentés avait lieu. Des dizaines, voire peut-être des centaines de personnes certaines jours, entourés les stars de la soirée, que ce soit des danseurs ou juste de simples personnes venant se trémousser au milieu de cercle humain.

Toutes les mains étaient levées, les gens sautaient en l’air en bougeant leurs corps de tous les côtés, sans aucune maîtrise, sous l’effet assourdissant et excitant de la musique qui se propageait dans le quartier. Ils avaient chaud, leurs vêtements leur collés au corps, mais ils n’en avaient que faire. Ils criaient, acclamés la jeune danseuse qui faisait son show ce soir là. Elle aussi était en sueur, son maigre haut était trempé et son jogging, habituellement large, lui collé à la peau sous l’effet de la transpiration. Ses cheveux gouttaient et sa respiration était haletante. Mais pour rien au monde elle n’arrêterai ses mouvements qui la portaient dans un autre monde. La musique remplissait ses oreilles, sa tête et tout son être entier. Elle se laissait imprégner jusqu’aux os, se défoulant comme jamais. La danse était son domaine, elle en était la reine. Elle n’entendant même pas les hurlements d’acclamation des personnes autour d’elle, les yeux fermés elle était focalisée sur ses pas et les basses qui résonnaient à l’intérieur de son corps et lui procuraient des vibrations exquises.

Une éternité. Cela faisait une éternité qu’elle n’avait plus ressentie ce sentiment de liberté totale, d’évasion vers un univers paradisiaque. La danse était vraiment pour elle une source de plaisir intense, sans aucune limite. C’était son bonheur et on ne pouvait lui enlever, peu importe où elle aille, ce qu’elle fasse. Les deux dernières semaines, elle n’avait pu se rendre ici, dans ce lieu si insignifiant aux yeux des gens mais si important et révélateur pour elle. Revenir ici aujourd’hui lui avait fait énormément de bien. Elle n’avait dansé seule qu’une fois, au centre du cercle humain, acclamée par tout le monde, mais cela lui avait suffit à se sentir bien, paisible et sereine. Le reste de la nuit elle s’était seulement amusée avec quelques de ses connaissances ou juste des personnes inconnues, qui avaient la même passion qu’elle, celle de la musique et surtout de la danse. Elle déambulait parmi cette masse humaine qui était reliée par le même mouvement, le même son. Toute cette excitation et cette joie ressenties par les personnes présentes la faisait sourire. Elle se sentait définitivement à sa place ici.

L’aiguille de sa montre s’approchait des 4 heures du matin, mais elle ne se sentait pas le moins du monde fatiguée. Cet environnement lui apportait comme une fougue éternelle. Elle pouvait bouger pendant plusieurs heures sans jamais vouloir s’arrêter. C’est comme lorsqu’on offre un jouet à un enfant, il ne cesse d’y jouer et refuse qu’on lui enlève. Elle, on lui offre un nouveau jouet, une nouvelle nuit à chacune de ses venues ici et pour rien au monde elle ne voudrait arrêter. Alors qu’elle se dirigeait vers ses affaires posées dans l’ombre d’une ruelle, quelques filles s’approchèrent d’elle, lui demandant un autographe, toutes timides et intimidées par sa présence. Elle était une vraie reine ici, et cela lui plaisait assez. Elle signa sans rien dire les feuilles que les jeunes filles lui tendaient, et celles-ci déguerpirent aussi vite qu’elles étaient arrivées. Elle regarda une nouvelle fois sa montre, et se dit mentalement qu’à 6h, elle rentrerait chez elle. En attendant, elle dansait, encore.

Corps à corps. Elle s’était faufilée dans cette masse humaine qui bougeait au rythme de la musique, se collant et suivant les mouvements des corps aux alentours. Peu importe qu’elle les connaissaient ou non, du moment qu’ils partageaient la même passion en ce moment, en ce lieu, c’était tout ce qui comptait. Elle ferma les yeux, complétement submergée par la musique. Elle se laissait porter par les vagues invisibles que les enceintes produisaient. Elle était en plein extase. Ses yeux étaient à moitié ouverts et sa respiration était saccadée. La musique, la danse et cet endroit, cette foule pouvait vraiment lui apporter de fortes sensations. Mais la silhouette d’une personne qui ne lui était pas inconnue la fit revenir à la réalité, comme une claque violente. Elle arrêta immédiatement tout mouvement, se concentrant sur l’homme qui la fixait. Alors complétement obnubilée par celle-ci, elle poussa les gens qui se trouvait entre elle et sa préoccupation présente, jusqu’à ce qu’elle se retrouve face au jeune homme qu’elle connaissait bien. Elle n’hésita pas une seule seconde à l’attraper par le poignet, et le sortir de la masse humaine, l’entraînant dans un coin sombre. Une fois éloignés de toute cette agitation, elle se planta droite devant l’homme et lui lança un regard peu amical. « Qu’est-ce que tu fous ici ? Personne n’est censé me voir ici. »

Haru était soudainement perdue, toute son autorité et son assurance disparurent d’un coup de vent. Devait-elle lui offrir de l’argent pour qu’il se taise ? Les hommes comme ça, ils sont prêt à utiliser tout ce qu’ils trouvent contre vous. Elle se passa sa main sur son visage, puis dans ses cheveux, les arrachant presque. Elle fixa de nouveau l’homme en face d’elle. « Que veux-tu en échange de ton silence ? »
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Dernière édition par Kwon Haru le Mer 7 Jan - 15:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: oops, you found me. Mar 6 Jan - 20:28


   
oops, you found me feat. Haru + Dae Hyun

   
   4 heures du matin. Qu’est-ce que je pouvais bien foutre dehors à cette heure ci ? J’étais censé dormir bien au chaud chez moi, rêvant d’une autre vie. Mes habitudes, il ne faut surtout pas les bousculer. Mais pour lui, pour mon meilleur ami, je le ferai. Et ce soir là, je l’ai fait. On est sorti en ville pour jouer ensemble de la guitare. On s’est installé dans une ruelle pas très fréquenté et où on était sûr que personne ne serait embêté par le bruit que nous allions faire. Ce soir là, nous n’avions pas beaucoup parlé. A quoi bon ? On savait déjà tout de l’autre. Un regard, et on sait si l’autre n’est pas bien. Alors, au lieu de nous morfondre sur nos vies pitoyables et grotesques, on s’est amusé, on a chanté mais surtout, on a pincé les cordes de nos guitares si violemment que j’en ai fait saigner le bout de mes doigts.

Après deux heures du matin, j’ai dit à Young Shin de rentrer chez lui. Si sa vieille sorcière de grand-mère apprenait qu’il était sorti aussi tard, elle lui collerait une bonne raclée. Je la vois déjà lui dire qu’il n’avait rien à faire dans les rues à jouer de la guitare assit par terre comme un clochard. Non, ce n’est pas digne de leur famille. Pfff. Cette femme me dégoûtait tellement. Bien décidé à ne pas penser à elle, je me dirigeais vers un restaurant typiquement coréen. Je n’avais pas vraiment le choix à vrai dire, c’était le seul restaurant qui était ouvert à cette heure aussi tardive. Je ne commandais pas grand-chose, juste de quoi caler mon estomac pour la fin de la soirée. Je savais que j’allais rentrer tard et surtout, je savais que je n’allais pas dormir. Alors, je prenais tout mon temps pour manger les plats que venait de me servir la tante.

Je sortais repu du magasin, le sourire aux lèvres. Comme quoi, un homme est heureux quand il mange bien. Il ne nous en faut pas beaucoup pour être de bonne humeur. Enfin, dans mon cas, je ne demande pas grand-chose. Je marchais alors sans aucun but, ne voulant pas rentrer dans mon petit studio qui me rappelait trop souvent que j’avais raté ma vie. Au bout d’une heure de marche, je me retrouvais dans les rues animés de Guryong. Comment et pourquoi étais-je arrivé là ? Je ne savais pas. Mes jambes m’avaient naturellement porté dans ce lieu chargé d’énergie. Je me mélangeais alors à la foule, essayant de ne toucher personne au passage. Et oui, je n’avais pas envie d’attraper la grippe ou une connerie dans le genre.

En voyant l’une des danseuses, je m’arrêtais net pour l’observer. Voilà pourquoi mon corps m’avait emmené ici. Je connaissais désormais la réponse. C’était parce que je l’avais déjà vu plus d’une fois se trémousser sur ces mélodies endiablées. Je savais très bien que c’était un secret pour elle et j’allais bien sûr m’en servir un jour où l’autre. Mais quand ? Je n’en avais pas la moindre idée moi-même. Après tout, ce n’est pas dans mes habitudes d’être méchant avec les autres. Alors que mademoiselle Kwon, elle, c’est une autre histoire. Elle m’a toujours considéré comme son chien ou son esclave. Je ne sais pas lequel est le mieux. Fais ci, fais ça. Eh oh, je suis un homme ! Un s’il te plait ça t’arracherais la gueule ? Parfois, j’ai envie de lui dire ça, mais je suis bien trop polie pour lui parler de cette manière. Et surtout, je n’ai pas envie de me faire renvoyer. Vous êtes fou ! Qui voudrait d’un ex tolard pour employé. Il n’y a qu’eux qui m’ont accepté. Et heureusement qu’on m’a aidé pour trouver ce job, sinon, je serais obligé de vivre avec mes parents.

Je la regardais toujours avec un sourire aux coins des lèvres lorsque son regard croisa le mien. Oups, elle m’a vu. Qu’est-ce que je dois faire ? Fuir, évidemment. Elle va certainement oublier qu’elle m’a vu et demain sera un autre jour. Après tout, je ne suis même pas sûr qu’elle se souvienne de mon visage. Je ne suis que l’homme à tout faire … Je marchais rapidement entre les gens dans la rue pour ne pas qu’Haru me voit. Malheureusement, je sens une main serrer mon poigné et m’éloigner de la foule. On arrivait alors dans un endroit un peu plus sombre. Et merde …

« Qu’est-ce que tu fous ici ? Personne n’est censé me voir ici. »

Ne réponds pas Dae Hyun. Je ne voulais pas qu’elle ait encore quelque chose à me dire. Sa manière de me parler et de me demander des choses m’insupportaient au plus au point. Seulement, la balle était dans mon camp pour une fois. Alors, j’avais envie de faire mon rire machiavélique, comme les méchants dans les dessins animés. Mais Haru me devançait en me fixant.

« Que veux-tu en échange de ton silence ? »  

Cette fois ci, je ne pouvais pas me retenir de rire. Je partais alors dans un fou rire incontrôlable. Voyant que j’avais l’air d’un idiot, je m’arrêtais petit à petit, même si c’était bien difficile. La situation était tellement amusante.

« J’avoue que j’aurais aimé que tu ne me vois pas ce soir. Ca fait tellement longtemps que je garde ça pour moi. J’attendais l’occasion idéale … Aish … »

J’étais vraiment dégoûté. Et, je crois bien que c’était la première fois que je tutoyais l’une des personnes pour laquelle je travaillais. Tant pis, elle aura certainement oublié demain. Je repensais alors à l’endroit où nous nous trouvions. Je regardais tout autour de moi, même si c’était difficile vu le faible éclairage. Un petit sourire moqueur se dessinait alors sur mes lèvres.

« Hey !! Tu voulais faire quoi en m’emmenant ici ? Si tu penses que je vais t’embrasser ou autre chose dans un coin sombre, tu rêves. »

J’essayais surtout de détourner la conversation. Je ne voulais pas qu’on parle de ce que je venais de voir parce que je voulais m’en servir plus tard. Merde alors …

   

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«L’amour est toujours passion et désintéressé. Il n’est jamais jaloux. L’amour n’est ni prétentieux, ni orgueilleux. Il n’est jamais grossier, ni égoïste. Il n’est pas colérique. Et il n’est pas rancunier. L’amour ne se réjouit pas de tous les péchés d’autrui. Mais trouve sa joie dans l’infinité. Il excuse tout. Il croit tout. Il espère tout. Et endure tout. Voila ce qu’est l’amour.» Daena♥️
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MessageSujet: Re: oops, you found me. Dim 18 Jan - 12:32


Oops, you found me
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Être prise de cours était bien une des choses qui mettait le plus en rogne la jeune femme. Cela rompait ses plans et embobinait son esprit. Elle était perdue, et sa confiance était en chute libre. La surprise et l’affolement l’empêchaient de trouver une solution au problème qui se posait. Pourquoi les choses ne pouvaient-elles pas suivre leur cours sans déborder, était-ce trop demander ?

Elle s’arrachait les cheveux, ses mains tremblaient, et son regard fusillait le jeune homme qui se trouvait en face d’elle. Il rigolait à gorge déployée comme s’il s’agissait d’une blague, et son geste énervait d’autant plus Haru qu’elle ne supportait pas son rire. Son fou rire dura bien plusieurs minutes, et la jeune femme finit pas croiser les bras, haussant un sourcil en regardant le jeune homme plié en deux, tapant du pied sur le sol comme lorsqu’un adulte attend que l’enfant confesse sa bêtise. En l’occurrence, Haru attendait qu’il arrête de rire et qu’il lui explique la raison de son geste. Ce qu’il fit sans trop se calmer pour autant. Et le fait qu’il n’arrivait pas à se contenir mettait encore plus en rogne la jeune femme qui n’attendait que des explications et la promesse de silence de sa part.

Haru eu du mal à comprendre ce que lui disait le jeune homme. Comment ça, ça faisait tellement longtemps qu’il gardait ça pour lui ? Ça signifiait que ce n’était pas la première fois qu’il la voyait ici et qu’il attendait juste le bon moment pour la faire chanter ? Haru faillit s’étrangler en entendant ça. Elle ne le savait pas si vile, finalement il était peut-être même pire qu’elle à ce niveau là. Quoique non, Haru était vraiment une garce. À sa pensée, elle émit un faible rire ironique, qui s’estompa bien vite une fois avoir entendu ce que le jeune homme rajouta. L’embrasser ? Et puis quoi encore ? « T’embrasser ? Qui voudrait le faire ? Ew. » Elle fit une grimace rien que d’y penser. Elle empoigna le col de l’homme et rapprocha son visage du sien, leurs souffles se mélangeant. Elle sentait se répercuter son haleine qui empestait l’alcool, et cette odeur lui fit froncer le nez. « À moins que ce ne soit toi qui veuille m’embrasser. » Elle fit de nouveau une grimace en le toisant du regard. Puis sans rien ajouter, elle le relâcha et se recula.


Elle était sur le point de repartir lorsqu’elle se rappela de la raison de la présence du parasite. Elle retourna bien vite en face de lui et cette fois lui empoigna le col plus fortement, le forçant à pencher sa tête en arrière, lui montrant ainsi qu'elle était en position de force, que c'était elle l'autorité ici. « Depuis quand ? Tu l'as dit à quelqu'un ? » Elle fusillait du regard le jeune homme en dessous d'elle, et elle se mordait la lèvre de colère. Il avait intérêt à faire attention à sa réponse ou elle allait l’encastrer dans le mur derrière lui. Elle se doutait bien qu’il se laissait faire, qu’il se laissait dominer pour rien renverser l’échange après. Il était plus fort qu’elle et une main au col et l’autre dans les cheveux ne devaient pas le mobiliser ainsi. Mais elle s’en fichait, elle voulait juste qu’il lui donne des réponses et qu’il lui fasse la promesse de ne rien dire. Elle était prête à lui cracher dessus, à le frapper aussi fort qu’elle pouvait. Elle était tellement en colère contre lui pour l’avoir découvert, et contre elle-même pour s’être fait prendre. « Tu veux quoi en échange de ton silence ? De l’argent, je peux t’en offrir, de– » Elle s’arrêta net. Le jeune homme ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase, et dans son geste, la jeune femme se mordit la langue. Elle émit un faible cri, retenant les larmes aux bords de ses yeux qui menaçaient de dévaler ses joues sous la douleur que sa langue coupée lui infligeait.

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MessageSujet: Re: oops, you found me. Mar 20 Jan - 16:46


   
oops, you found me feat. Haru + Dae Hyun

   
 Pour une fois, j’étais en bonne position. Haru n’était plus ma patronne dans les rues, je pouvais donc faire ce que je voulais. Et j’allais bien sûr profiter de ce que je venais de voir. Ce n’était pas la première fois que je la voyais ici. J’étais tombé sur elle une fois par hasard. Elle dansait aussi à ce moment là. Depuis, j’aime bien venir souvent pour voir si elle continue. Et puis, j’aime beaucoup ces rues, ça me rappelle qu’il y a de la vie à Séoul. Il n’y a pas que le boulot quoi. Alors, quand je vois l’une de mes patronnes sainte nitouche se dandiner le derrière dans des rues comme celle-ci, ça me fout un peu une claque. Au début, je me suis demandé ce qu’elle foutait là. Et après, j’ai compris pourquoi elle faisait ça. Son père. Il ne doit pas savoir qu’elle dans ses rues « de pauvres » pour danser. Si il l’apprenait, qu’adviendrait-il de la jeune femme.

Je savais bien que c’était pour ça qu’elle me lançait un regard noir. Je voulais partir sans qu’elle puisse m’adresser la parole, mais c’était trop tard. Elle m’avait coincé dans une ruelle sombre. Je lui demandais alors si elle m’avait emmené là pour que je l’embrasse. Je disais ça surtout parce que la situation m’amusait. Pour une fois, j’étais en position de pouvoir. Et je n’allais pas faiblir maintenant. Surtout qu’Haru était loin de me faire peur. Cette jeune femme toute menue ne m’impressionnait pas. Ce n’était pas parce qu’elle me donnait des ordres quand je travaillais qu’ici ça allait être la même chose. Je lui ai dit aussi tout à l’heure que j’aurais préféré qu’elle ne me voit pas. En même temps, j’aurais préféré que ce petit secret ne soit pas dévoilé. J’aurais eu quelque chose à sortir si un jour elle me prendrait vraiment pour son esclave. Mais, je crois qu’il faut avouer les choses, Haru est meilleure manipulatrice que je ne le suis.

J’étais mort de rire. Cette situation m’amusait beaucoup. Et je voyais à son visage que ça la foutait carrément hors d’elle, et ça, c’était ce qui me rendait le plus heureux. Quand elle me demandait qui voudrait m’embrasser je ne pus m’empêcher de sourire encore plus. Elle n’avait pas tord, mais en même temps, cette rue sombre donnait un peu l’impression qu’elle voulait faire des cochonneries avec moi. Si je ne savais pas qu’elle voulait au contraire, me tuer, je l’aurais cru. Le fait qu’Haru soit aussi proche de moi me dérangeait vraiment. Surtout que je pouvais sentir son souffle sur ma nuque. Voilà, j’allais devoir prendre une grosse douche pour enlever tout ces microbes.

« Oh non, crois moi ! T’embrasser est la dernière chose que j’ai envie de faire … Avec tout tes microbes. BEURK. »

Je ne me suis jamais montré aussi impoli dans ma façon de parler. Mais cette fille avait le don de me mettre hors de moi. En plus, je n’étais plus maître de mes paroles parce que cette situation m’excitait vraiment. Alors je n’arrivais plus à contrôler ce que je disais, mais ça me plaisait bien à vrai dire. Ce nouveau Dae Hyun était plutôt cool. Et en même temps, il me faisait un peu peur. J’étais tellement imprévisible parfois que j’avais peur de moi. Mes réactions pouvaient être complètement différentes d’une minute à l’autre. Il fallait que je fasse attention pour ne pas faire de bêtise.

Haru empoignait alors mon col, pensant certainement me faire peur en usant la violence. Elle ne savait pas que j’avais subit des intimidations bien pire en prison. Ca je ne lui dirais pas bien sûr. Je préférais qu’elle pense que je la craignais. Ce qui n’était pas le cas bien sûr. Mais avec ce genre de personne, il fallait toujours se méfier. Haru me demandait alors en me fusillant du regard depuis quand j’étais au courant et si je l’avais dit à quelqu’un. Je fis mine de réfléchir longtemps avant de lui répondre, toujours avec un sourire moqueur.

« Ca fait un bon moment que je le sais… Et ça fait quoi si je l’ai dit à quelqu’un … A ton père par exemple ? »

Je savais que j’allais toucher une corde sensible.

« Si il l’apprenait, qu’adviendrait-il de la petite Haru ? »

Je ne reconnaissais même plus le son de ma voix. Haru semblait de plus en plus furieuse. Si cette situation me plaisait au début, ça commençait doucement à me faire flipper. Pas elle, mais la situation. J’avais l’impression que tout pouvait partir en cacaouhète d’un instant à l’autre. Je ne la connaissais pas suffisament pour savoir si elle était violente ou non. Et personnellement, je n’avais pas trop envie de retourner en prison. Oui je sais, je pars loin dans mes idées, mais sait-on jamais…

Haru commençait sa phrase en me proposant de l’argent puis elle s’arrêtait aussi sec. Cette abrutie venait de se mordre la langue.

« Aish… les gosses de riche sont stupides à ce point ? »

J’étais aussi ce qu’on pouvait qualifier de gosse de riche, mais jamais mes parents ne m’avaient couvert de cadeaux et m’avait transformé en monstre avide de pognon, arrogant et hautain. Et soufflait bruyament et je sortais une bouteille d’eau de mon sac.

« Bois ça idiote. »

Oui, je me permettais des choses que je ne me serais jamais permise dans l’immeuble. Mais là, elle n’était plus une de mes patronnes, alors je m’en foutais. Et en plus de ça, j’avais découvert un de ses secrets, donc je pouvais tout me permettre. Elle avait de la chance que ça soit moi. Un autre lui aurait demandé de l’argent ou des choses bizarres.

« Et … je ne veux pas de ton argent. Je ne veux rien… pour l’instant. »

J’aimais bien ce petit jeu auquel elle jouait constamment avec moi. Cette fois ci, c’était moi qui avait le pouvoir.

« Tu apprendras à l’avenir que traiter le concierge comme un chien n’est peut être pas une très bonne idée »

J’essayais en réalité de lui donner une leçon de vie. Ce n’est pas parce que les autres ont des boulots moins glorieux que soi qu’on doit être odieux et méprisant. J’espérais qu’Haru comprenne.

Spoiler:
 
   

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